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Forum histoire et géographie



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Question rapide 2 : La SDN

rédigé par asmysa Hors ligne - le 31 mars 2011 à 23:20

Bonsoir,
Pourquoi est-on amené dès le départ à penser que la SDN n'aura pas beaucoup d'influence lorsque l'on constate qu'elle ne prévoit "QUE" des sanctions économiques et financières contre tout Etat coupable d'agression ?

Aurait-il fallu menacer de guerre tout Etat belligérant ? le priver de sa force militaire comme l'Allemagne ?

Merci.

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Question rapide 2 : La SDN

réponse 1/3 par asmysa Hors ligne - le 31 mars 2011 à 23:22

J'ai lu qu'elle ne "dispose pas de forces militaires en propre, est considérée comme un échec" ( et que par la suite elle ne parvient pas a enrayer la guerre civile espagnole et la montée en puissance du nazisme à l'origine de la Seconde Guerre mondiale)

Mais comment se fait-il que les sanctions prévues soient inefficaces ?


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Question rapide 2 : La SDN

réponse 2/3 par asmysa Hors ligne - le 31 mars 2011 à 23:27

Dans mon cours, il est écrit :

"2 handicaps majeurs :
- pas d’armée internationale susceptible de contre carrer un belligérant
- De nombreux absents : les vaincus + EU (qui n’ont pas ratifié le traité de Versailles)"


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Question rapide 2 : La SDN

réponse 3/3 par fc3a Hors ligne - le 1 avril 2011 à 08:41

La SDN, comme aujourd’hui les Nations unies, ne disposait pas de force armée en propre et dépendait des Grandes puissances pour faire appliquer ses résolutions, ce qu’elles n’ont jamais été très disposées à faire. Les sanctions économiques, qui étaient la mesure la plus grave que la SdN pouvait décider - juste avant l’option militaire-, étaient difficiles à imposer et eurent peu d’impact sur les pays visés car ceux-ci pouvaient continuer à commercer avec des pays n’appartenant pas à la SdN. Le problème est illustré dans le passage suivant :

« Concernant les sanctions militaires prévues au titre du paragraphe 2 de l’Article 16, il n’y a pas d’obligation légale à les appliquer… s’il existe un devoir politique et moral incombant aux États, ici encore, il n’y a pas d’obligations les concernant.[5] »

Les deux membres les plus importants de la Société, la Grande-Bretagne et la France, étaient réticents à user de sanctions et encore plus réticents au recours à l’action armée au nom de la Société. Si tôt après la fin de la Première Guerre mondiale, les populations et les gouvernements des deux pays étaient pacifistes. Les conservateurs britanniques étaient particulièrement tièdes vis-à-vis du rôle de la SdN et préféraient, quand ils étaient au gouvernement, négocier des traités sans la participation de l’organisation. Finalement, la Grande-Bretagne et la France abandonnèrent toutes deux le concept de sécurité collective[6] en faveur de celui d’apaisement face au développement du militarisme montant en Allemagne sous Adolf Hitler.

La représentativité de la Société a toujours été un problème. Bien qu’il eut été prévu d’inclure toutes les nations, beaucoup ne s’y joignirent jamais, ou leur participation fut de courte durée. En janvier 1920, pendant les débuts de la SdN, l’Allemagne ne fut pas immédiatement admise à en faire partie, à cause d’un fort ressentiment envers ce pays après la Première Guerre mondiale. Une faiblesse clé vint de la non-participation des États-Unis ce qui supprimait une bonne partie de son pouvoir potentiel. Bien que le président américain Woodrow Wilson eut été une force maîtresse lors de la création de la Société, le Sénat des États-Unis vota le 19 novembre 1919 son refus de se joindre la Société.

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